Chenilles processionnaires, gare aux piqûres !

Le printemps est bientôt là, et avec lui le retour de nombreux nuisibles disparus pendant l’hiver. Parmi eux, la chenille processionnaire du pin

Si vous connaissez cette chenille, c’est peut-être parce que vous en avez déjà croisé au printemps, en longues files indiennes, sur ou à proximité de pins.  J’espère pour vous que vous n’êtes pas entré(e) en contact – de près ou de loin – avec leurs poils urticants… Car si la piqûre d’abeille n’est déjà pas une sinécure, la piqûre de chenille processionnaire est une véritable plaie !

Qui s’y frotte s’y pique

Les chenilles processionnaires sont – et c’est le moins que l’on puisse dire – très urticantes ! Cet insecte rampant est très bien armé pour se défendre contre ses prédateurs.

En cas de menace, les poils, qui contiennent une toxine, sont projetés dans les airs, augmentant les chances pour vous d’en être les victimes. C’est bien simple, la piqûre de chenille processionnaire est véritablement dangereuse pour l’Homme.

Chenille processionnaire, attention aux piqûres

Absolument rien ne résiste à la toxine contenue dans ses poils : la thaumétopoéine. Cette toxine attaque les muqueuses et provoque des crises d’urticaire. Les personnes piquées par une (ou plusieurs) chenille(s) processionnaire(s) peuvent développer des complications comme des œdèmes, des difficultés respiratoires, une chute de tension, le tout pouvant mener à une perte de connaissance.

C’est quoi une crise d’urticaire ?

Pour faire simple, c’est une réaction allergique de votre corps qui se déclenche lors d’un contact avec une substance dite urticante. C’est par exemple le cas des aiguilles (sortes de micro-poils) responsables de la piqûre de chenille processionnaire du pin. Mais on rencontre des réactions similaires au contact de méduses ou même d’orties.

Sans entrer dans les détails, les globules blancs – plus précisément les mastocytes – s’activent dans un mécanisme d’auto-défense. Vous avez peut-être déjà eu à utiliser des crèmes antihistaminiques pour calmer des rougeurs ou des démangeaisons dues à une piqûre d’insecte ou autres ; dans le cas d’une crise d’urticaire (provoquée par une chenille urticante), c’est l’inverse qui se produit : l’histamine (un anti-antihistamine donc !) contenue dans les mastocytes se libère et provoque des gonflements. L’usage d’antihistaminique provoque justement l’effet inverse.

Piqûres de chenilles processionnaires ? Pas vraiment

Les chenilles processionnaires ne piquent pas à proprement parler. Elles n’ont rien à voir avec les autres insectes piqueurs comme le moustique, la guêpe ou la punaise de lit qui piquent pour se nourrir ou se défendre à l’aide d’un dard ou d’un rostre. Ce que l’on appelle piqûre de chenille processionnaire n’implique aucun de ces mécanismes.

La chenille processionnaire ne viendra pas sur votre bras pour vous piquer. Elle réagira à un contact en libérant sa toxine et en détachant des amas de poils. Ces mêmes poils sont très légers et volent avec le vent. C’est la douleur ressentie qui fait que nous parlons de piqûre par des chenilles processionnaires. De même, nous parlons de piqûre d’ortie. Cette sensation de choc, brutale et déstabilisante, est en fait une réaction cutanée, tout simplement.

Les méthodes de contamination

Il existe deux modes de contamination par piqûre de chenille processionnaire. Le premier est assez évident, il résulte d’un contact direct avec une chenille ou un nid de chenilles. Les nids des chenilles processionnaires se trouvent généralement assez hauts dans les arbres, mais des personnes voulant les retirer sans équipements ni précautions s’exposent aux risques évoqués plus haut. Croyez-moi, vous ne voulez pas avoir une crise d’urticaire à plusieurs mètres du sol !

Vous pouvez être contaminé indirectement par des poils de chenilles de différentes manières :

  • En touchant de l’herbe contaminée par des chenilles suite à leur passage  ;
  • En buvant de l’eau dans laquelle se sont glissé des poils transportés par le vent ;
  • En inhalant des poils transportés par le vent ou si des poils entrent en contact avec vos yeux.

Chenilles processionnaires et chiens

La piqûre de chenille processionnaire est un danger mortel pour nos animaux de compagnie comme les chiens et les chats. Ne pouvant s’empêcher de renifler et de mordiller tout ce qui leur passe sous le nez, ils sont susceptibles de manger des chenilles avec, à la clé, de graves conséquences…

La toxine des chenilles processionnaires est si active qu’elle est capable de nécroser la langue de l’animal trop curieux. En cas d’ingestion complète, il est souvent trop tard.

Si vous voyez votre animal saliver anormalement ou ouvrir la bouche sans raison, agissez vite et conduisez-le chez un vétérinaire.

Les centres équestres à proximité de forêts de pins sont aussi des zones sensibles, car les chevaux s’exposent aux mêmes risques en broutant l’herbe.

Quelques conseils pratiques pour vos sorties pique-niques

Pour éviter d’être victime d’une piqûre de chenille processionnaire du pin, voici quelques conseils pratiques :

  • Ne pas rester sous les arbres : les chenilles s’enfouissent généralement au pied de l’arbre dans lequel se trouve leur nid d’hiver ;
  • Utilisez une couverture si vous souhaitez vous allonger dans l’herbe, en particulier si vous avez des enfants ;
  • Soyez simplement vigilants lorsque vous êtes entourés de conifères.

Pour en savoir plus sur les chenilles processionnaires et les traitements proposés par Rentokil, visitez notre site Internet ou contactez-nous dès maintenant.

Laissez un commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked *