Comment protéger son chien des chenilles processionnaires ?

Le voici revenu, le joli temps des cerises ! Avec lui le soleil, les arbres ressuscités, les bourgeons par milliers, les éclosions bourrées de parfums… À son squelette pétrifié, la nature offre une robe nouvelle, et voici que la vie célèbre le printemps… une nouvelle fois.

Quand le printemps réveille les nuisibles

Tout cela est bien joli, et personne n’aurait assez peu de cœur pour ne pas s’émerveiller devant toutes ces bordées d’oiseaux qui s’envolent en mitraille, devant tous ces insectes qui rampent et qui bourdonnent, qui marchent et qui criquettent, qui pondent et qui construisent, inlassablement, leurs nids, leurs fourmilières, leurs maisons printanières, à la force de leurs colonies.

Certes, mais il faut bien admettre que certaines petites bestioles sont pénibles. Disons qu’on s’en passerait bien. Comprenez par-là les frelons, bien sûr, mais aussi certaines fourmis et autres termites, ou encore… les chenilles processionnaires ! Ces dernières sont particulièrement mauvaises, parce qu’en les regardant comme ça, on peut les trouver mignonnes. Elles ont l’air toutes douces, « fluffy » comme disent les anglo-saxons, avec leurs poils gris-beige.

Le problème, c’est qu’elles piquent. Leurs poils sont urticants. Ils agissent pour elles comme un bouclier protecteur. Pour nous, ils sont un véritable fléau. Mais ceux qui en pâtissent le plus, ce sont nos animaux de compagnie ! Le moins que l’on puisse dire, c’est que chenille processionnaire et chien ne font pas bon ménage.

Nos braves bêtes adorent jouer dans le jardin, se rouler dans l’herbe et planter leur truffe dans les moindres recoins. Les dangers de la chenille processionnaire pour le chien ne doivent pas être négligés. Il faut donc adopter un comportement qui encourage la prévention et la sûreté pour votre animal, faire intervenir des professionnels compétents et surtout, rester vigilant !

Reconnaître les symptômes lorsqu’une chenille processionnaire a piqué un chien

Ce que le chien ressentira en premier lieu, ce sont de fortes démangeaisons, semblables à des brûlures (c’est ce que vous ressentirez vous-mêmes si vous touchez l’une de ces chenilles). L’instinct de votre compagnon lui dictera de se lécher pour atténuer la douleur. Mais ça ne fera qu’empirer les choses. La langue du chien se trouvera à son tour irritée par la substance urticante.

De votre côté, vous saurez qu’une chenille processionnaire a piqué votre chien si le corps de celui-ci présente des plaques et des rougeurs. De même, si vous remarquez un léchage et un grattage intempestif de la part de l’animal, ainsi qu’une forte salivation ou encore des œdèmes, vous devriez tirer la sonnette d’alarme immédiatement.

De surcroît, laisser passer un temps trop long entre le moment de la piqûre et votre réaction risque de coûter la vie à votre chien : ce dernier est susceptible de subir un choc anaphylactique à tout moment. Il s’agit d’une réaction allergique extrême qui, dans certains cas, bloque la respiration et entraîne la mort.

Par ailleurs, le produit urticant dégagé par la chenille processionnaire sur votre chien provoquera – immanquablement – une nécrose de la langue. Ce phénomène débouche souvent sur une impossibilité pour l’animal de se nourrir. Le vétérinaire préconisera alors l’euthanasie…

Comment protéger votre animal ?

Vous l’aurez compris, à moins d’intervenir extrêmement rapidement après la piqûre, l’issue du contact d’une chenille processionnaire avec le chien est souvent fatale… Par conséquent, adoptez de bons réflexes et surveillez votre animal ! Et surtout, inspectez sa zone de jeu au peigne fin.

Si vous remarquez la présence de chenilles processionnaires, par exemple sur un pin (elles aiment ce type de végétal, c’est pourquoi elles sont communément appelées « chenilles processionnaires du pin »), vous pouvez utiliser une méthode radicale : isoler leur nid, puis le brûler. Des sociétés spécialisées s’en chargeront pour vous avec un matériel approprié.

Si vous constatez une véritable invasion de ces chenilles dans un espace public, prévenez le maire de votre commune : il sera tenu de prendre des mesures adéquates.

Enfin, sachez qu’il existe des pièges écologiques destinés à éradiquer les chenilles processionnaires lorsqu’elles sont à l’état de chrysalides. Consultez cette page pour en savoir plus.

Notez que même si une chenille processionnaire et votre chien n’entrent pas en contact direct, les poils de la chenille peuvent être portés par le vent et atteindre votre animal. La vigilance constante est donc de mise.

Notez enfin que si vous réagissez suffisamment vite, votre vétérinaire pourra prévenir le comportement à risque de votre animal (léchage et grattage intempestif) et lui donner des antibiotiques, des anti-inflammatoires ainsi que des antihistaminiques qui seront à même de le sauver.

Laissez un commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked *