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Nuisibles lors de la transformation alimentaire

La lutte contre les nuisibles est une partie essentielle des bonnes pratiques de fabrication dans l’industrie agroalimentaire, que ce soit d’un point de vue hygiénique, économique ou légal.

Les nuisibles peuvent transporter de nombreux organismes responsables de maladies (bactéries, virus, protozoaires ou vers parasites) qui peuvent être dangereux pour les consommateurs ou pour le personnel des entreprises de transformation et de manipulation des aliments. Ils peuvent également être responsables de contaminations physiques des ingrédients et des produits traités par leurs excréments, poils ou plumes, parties du corps, par les matériaux de construction de leur nid ou en abîmant les emballages, par exemple.

Nuisibles et lois

Dans le monde entier, les lois requièrent que les entreprises agroalimentaires empêchent les nuisibles de pénétrer dans leurs usines et ainsi de contaminer les aliments en prenant des mesures efficaces pour maintenir un bon niveau d’hygiène et en tenant un registre adapté et à jour qui suive les recommandations du Codex Alimentarius. Pour cela, elles doivent appliquer les bonnes pratiques de fabrication et utiliser des systèmes tels que le HACCP pour :

  • identifier les points critiques pour la sécurité des aliments à chaque étape des opérations, même dans la chaîne d’approvisionnement ;
  • mettre en place des procédures de lutte efficaces ;
  • contrôler les procédures de lutte pour assurer le maintien de leur efficacité et
  • vérifier les procédures de lutte régulièrement et lorsqu’un changement est apporté aux méthodes d’opération.

Risques financiers

Ne pas prendre les mesures adéquates pour prévenir et lutter contre les nuisibles peut engendrer des coûts importants pour l’entreprise à cause de la perte d’un stock, du rappel d’un produit, de la baisse de réputation et des actions en justice qui peuvent, elles, conduire à la dissolution de l’entreprise.

Menaces au niveau de la chaîne d'approvisionnement

Les nuisibles peuvent pénétrer dans l’usine de transformation alimentaire par la chaîne d’approvisionnement, dans les ingrédients ou les emballages, et l'usine elle-même les attire, de par les odeurs et les lumières. Les bâtiments offrent un abri, de la chaleur, de la nourriture, de l’eau et la protection contre les prédateurs. Ils réunissent donc toutes les conditions idéales à la prolifération, à moins que les mesures adéquates ne soient prises.

Le rôle de la lutte intégrée contre les nuisibles

La lutte contre les nuisibles dans les usines de transformation alimentaire nécessite la mise en œuvre d’un programme de lutte intégrée. Ce programme est fondé sur trois piliers : l’inspection, l’identification et le traitement. Cependant, c’est un procédé complexe qui nécessite l’expertise d’un spécialiste avant la mise en œuvre pour répondre aux standards alimentaires agréés et être conforme à la loi.

L'impact des nuisibles sur une entreprise

Lisez notre rapport GRATUIT pour découvrir le coût réel d’une infestation par les nuisibles et l’importance d’une lutte proactive contre les nuisibles.

Les plus graves problèmes de nuisibles pour les transformateurs alimentaires

Les sortes de nuisibles que l’on retrouve dans les usines de transformation alimentaire dépendent du climat, de la zone géographique et des ingrédients alimentaires transformés, mais les plus courants sont les scarabées, les mites, les rongeurs, les cafards et les mouches.

Insectes alimentaires

Les insectes alimentaires (aussi appelés insectes des produits stockés, ou IPS) est un terme générique qui comprend les scarabées, mites et acariens (qui sont en réalité des arachnides) qui infestent la nourriture stockée, à n’importe quelle étape de la chaîne agroalimentaire, de la ferme à la cuisine du consommateur.

Une étude commandée par Rentokil et effectuée auprès de 1 000 entreprises dans cinq pays a montré que ce sont eux qui provoquent les plus grandes pertes économiques dans l’industrie agroalimentaire :

  • 60 % des entreprises interrogées ont déclaré une perte de 1 à 9 % par an ;
  • 73 % ont dit être très ou modérément inquiètes quant à cette perte de revenus.

Dans les aliments

Les nuisibles des produits stockés ont tendance à envahir un ingrédient lors de sa livraison à une usine de transformation ou un produit transformé s’il a été stocké pendant une longue période.

  • Les produits alimentaires secs comme les céréales, les graines, les noix, les fruits secs, les épices, le lait en poudre, le thé ou les conserves de viande sont susceptibles d’attirer les nuisibles.
  • On peut y retrouver tous les stades des nuisibles (œufs, larves, pupes ou adultes).

Dans les emballages

Les nuisibles peuvent également infester les emballages en papier, carton, plastique, cellophane ou aluminium. Parfois, les trous faits par ces nuisibles pour entrer sont trop petits pour être visibles par l'œil humain, il se peut donc qu’il n’y ait aucune trace d’infestation sur les emballages.

Les insectes et les acariens peuvent ne manger que de petites quantités des aliments, mais ils en contaminent de plus grandes quantités de par des dommages physiques, des excréments, des cocons, etc. et en permettant l'introduction de microorganismes qui peuvent provoquer de plus amples dommages, ce qui rend la nourriture inadaptée ou inacceptable pour la consommation humaine.

La présence de nuisibles dans des produits crus peut également changer leur propriétés physiques ou chimiques, ce qui peut provoquer leur durcissement pendant la transformation et mener à l'arrêt des chaînes de production ou à l’endommagement des machines.

Le coût des insectes alimentaires

Une recherche menée par Rentokil a dévoilé qu’une grande partie des entreprises est touchée par les coûts directs et les retards engendrés par les IPS :

  • contamination des matières premières générant des frais de remplacement (37 %) ;
  • contamination des ingrédients crus générant des frais de remplacement (45 %) ;
  • dommages aux produits finis générant des frais de remplacement (38 %) ;
  • retards des produits et autres traitements (30 %) ;
  • amendes ou fermeture de l’entreprise (10 %).

Signes d'une infestation par des nuisibles des produits stockés

  • Produits stockés endommagés (petits trous dans les noix ou les grains) ;
  • insectes vivants ou morts (petits scarabées et mites), larves, pupes ou toiles d'araignée sur les contenants de stockage d’aliments ;
  • infestation, trous, larves ou toiles à l’extérieur des paquets ou des sacs ;
  • larves, pupes ou toiles dans les réserves d'aliments (dans les fissures et crevasses des coques ou sur les machines) ;
  • larves, pupes ou toiles dans les aliments ayant débordé ;
  • larves, pupes ou toiles sur les poutres ou sur les rebords des fenêtres ;
  • nuisibles piégés dans vos pièges à insectes.

Nuisibles des produits stockés communs et aliments qu'ils envahissent

Mites

  • Pyrale indienne : noix, fruits secs et grains
  • Pyrale de la farine : farine
  • Pyrale tropicale du tabac : céréales, noix, fruits secs, graines oléagineuses, galettes
  • Pyrale du tabac : graines de cacao, confiseries chocolatées, fruits secs et noix

Scarabées et charançons

  • Il existe un grand nombre de scarabées et charançons qui se nourrissent d'aliments secs comme les céréales, les grains, la farine, les graines, les noix, les légumineuses, les fruits secs, le chocolat, les épices et les produits transformés, y compris les pâtes.

Acariens

  • Ciron : fromage, noix, œufs secs, fruits, farine, tabac
  • Ciron de la farine : céréales, légumes secs, fromage, maïs et fruits secs

La lutte contre les nuisibles des produits stockés

Il est possible de se débarrasser de ces nuisibles en faisant appel à des mesures de lutte de qualité standard tout au long de la chaîne d’approvisionnement (au moment de la gestion de l’approvisionnement, de la mise en place de la logistique, de l’arrivée des livraisons, du stockage des matières premières, de la transformation, de l’emballage et du stockage du produit fini).

Rongeurs

Le rat noir, auparavant le plus commun, se trouve généralement dans les zones portuaires.

Les rats et les souris sont attirés par la nourriture. Ils ne s'aventurent généralement pas trop loin de leur abri ou nid. Ils auront donc tendance à se réfugier près des stocks de nourriture dans les grandes usines.

Les rats et les souris peuvent se reproduire très rapidement avec un approvisionnement suffisant en nourriture, en raison du nombre de portées qu’ils ont une fois leur maturité sexuelle atteinte et du fait que le bâtiment de l’usine leur offre à la fois une protection contre les prédateurs et un environnement favorable.

Dangers pour la transformation alimentaire

Les rats et souris présents dans une usine de transformation alimentaire peuvent :

  • endommager le bâtiment et les installations (le rat brun peut également abîmer les systèmes d'égouts). D'après une étude Rentokil, les rats sont les nuisibles les plus ravageurs, car le plus souvent ils
  • abîment les installations électriques ;
  • endommager les machines, provoquant un ralentissement de la production – 20 % des entreprises interrogées ont déjà subi ce genre de problèmes ;
  • contaminer les chemins d’accès par leur urine, leurs excréments et la saleté qui s’est accrochée à eux ;
  • endommager les contenants d’aliments et les emballages ;
  • manger les aliments dans les réserves et les emballages ;
  • contaminer la nourriture par leurs excréments, urine ou la saleté accrochée ;
  • transmettre un grand nombre de maladies, y compris la salmonellose, la leptospirose, la toxoplasmose, la maladie de Lyme, la fièvre par morsure de rat, etc. ;
  • être porteurs d’ectoparasites, comme les tiques, les puces, les poux ou les acariens et donc être vecteurs des maladies que transmettent ces parasites ;
  • être porteurs de certaines maladies transmises par les moustiques.

Signes d'une infestation par des rongeurs

La présence de rats ou de souris se reconnaît par différents signes distincts et différents :

  • les excréments, qui ont une taille et une forme différentes en fonction des espèces ;
  • l’observation de la présence d’animaux, vivants ou morts ;
  • les bruits : des craquements, des grattements, des bruits de pas rapides ;
  • des tâches là où ils ont couru en raison de leur fourrure huileuse ;
  • des traces dans la poussière ou dans la poudre utilisée pour les détecter ;
  • la découverte de matériaux de construction, de câbles, d'aliments et d’emballages rongés (la marque des dents permet de faire la distinction) ;
  • les tâches d’urine qui peuvent être laissées par les rats et les souris et être détectées par lampe UV ;
  • des flaques d’urines dans les endroits infestés par les souris depuis une longue période (ce qui témoignerait d’un grave problème dans la lutte contre les nuisibles).

Lutte contre les rongeurs

Pour lutter contre les rongeurs, il faut détruire leurs nids à l’intérieur et à l’extérieur du bâtiment et les empêcher d’accéder à la nourriture, à l’eau et à leur abri. Il peut exister de nombreux points d’entrée dans un bâtiment (fissures, fentes, canalisations, câblages, systèmes de drainage, portes, fenêtres, moustiquaires) pour lequel il faut prendre les mesures appropriées pour empêcher les rongeurs d’entrer. Il faut lutter contre la présence de rongeurs en installant des pièges ou du poison, en fonction des pratiques acceptables et des lois relatives à la transformation alimentaire.

Utilisation de rodenticides

Les rodenticides utilisés dans les usines de transformation alimentaire doivent être des produits approuvés. Ils doivent être placés dans des pièges sécurisés et seulement dans des zones où aucun aliment n’est traité.

S’ils sont stockés sur place, ils doivent l’être dans des conditions appropriées pour prévenir toute contamination des aliments et de l’environnement.

Il est nécessaire de demander une expertise pour déterminer le type de piège à utiliser, où le placer et à quelle fréquence, le protocole de surveillance et les exigences en matière de documentation, ce qu'il vaut mieux laisser faire par un professionnel extérieur à l’entreprise. Si l’entreprise choisit d’effectuer ces opérations elle-même, elle doit le faire par du personnel agréé à la manipulation de produits chimiques et la lutte contre les rongeurs.

Les standards alimentaires et les lois prévoient des exigences spécifiques en matière de documentation, comme la tenue de cartes indiquant l’emplacement de tous les pièges, une trace écrite en cas d’observation de rongeurs, un registre des formations offertes au personnel, un protocole de surveillance, etc., c’est pourquoi il est important que le personnel responsable soit formé.

Cafards

Ils sont la cause de problèmes spécifiques dans la transformation alimentaire, en raison de leur taille (qui leur permet de se cacher dans de petits lieux), de leur régime varié, de leur reproduction rapide et des maladies dont ils peuvent être porteurs.

Espèces de cafards courantes

Il existe plus de 3 000 espèces de cafards et blattes, mais on ne retrouve généralement que trois d’entre elles dans les usines de transformation alimentaire :

  • Blatte germanique (Blatella germanica) : l’adulte mesure 12 à 15 mm de long et est de couleur marron clair. Elle préfère les endroits mouillés ou humides et envahit plutôt les zones de productions ou de stockage d’aliments, les véhicules, les bureaux et zones administratives, les cuisines et les salles de bains.

  • Blatte américaine (Periplaneta americana) : le plus large cafard qui puisse infester les usines. L’adulte mesure 35 à 40 mm de long et est de couleur brun rougeâtre. Il a besoin d’un environnement chaud et humide pour survivre. On peut le trouver dans les systèmes de drainage, les égouts, les caves, les salles de stockage et les zones de stockage des déchets.

  • Blatte orientale (Blatta orientalis) : l’adulte mesure 20 à 25 mm de long, soit la taille intermédiaire entre les deux autres espèces, et est de couleur marron foncé ou noir. Elle préfère les endroits frais, sombres et humides pour s'abriter, comme les caves ou les systèmes de drainage. On peut également les trouver dans les salles de stockage et les zones de stockage des déchets.

Les cafards sont des animaux principalement nocturnes, ils se cachent la journée et sortent la nuit pour trouver de la nourriture et d’autres endroits pour s'abriter.

Le plus gros problème des cafards est qu’ils se cachent dans des endroits difficiles d’accès pour les méthodes de nettoyage et d'assainissement classiques.

Ils apprécient les endroits sombres comme les fissures, les crevasses, les systèmes de drainage, les égouts, l'intérieur des équipements et des machines et les endroits cachés qui leur offrent les conditions de température et d’humidité idéales.

Risques liés aux cafards

  • Maladies et allergies : les cafards peuvent être porteurs de nombreuses bactéries responsables de maladies comme les salmonelles, les staphylocoques, les Listeria, les colibacilles, mais également de champignons, de virus et de vers parasites.
  • Ils se nourrissent de matière en décomposition, de moisissures, de matières fécales dans les égouts, des carcasses de rongeurs, d’oiseaux et d’autres animaux, avec lesquels ils peuvent contaminer l’environnement de production alimentaire en les transportant sur leur corps ou via leurs excréments.
  • Ils défèquent le long des allées.
  • Ils expulsent régulièrement de la salive sur les différentes surfaces pour « goûter » leur environnement.
  • Leurs excréments et sécrétions font des tâches et laissent une odeur nauséabonde qui imprègne les zones infestées, les aliments et les emballages.
  • Les mues et sacs d’œufs peuvent contaminer les produits et les emballages.
  • Les excréments et les morceaux de peau contiennent des agents allergènes et les populations importantes de cafards peuvent provoquer des crises d’asthme.

Prévention contre les cafards

Pour prévenir l’invasion de cafards dans les usines alimentaires, de bonnes habitudes hygiéniques sont nécessaires. On peut détecter la présence de cafards à partir des éléments suivants :

  • Les cafards se nourrissent de petits résidus de nourriture, laissés par exemple après une chute d’aliment ou présents dans les zones de préparation. Il est donc nécessaire de bien nettoyer pour éliminer ces résidus au plus vite pour ne pas leur offrir de source de nourriture.

  • Il faut stocker les aliments dans des contenants prévus pour résister aux cafards : ils mangent le carton, mieux vaut donc ne pas utiliser ce matériau pour le stockage.

  • Les systèmes de drainage doivent être maintenus dans un bon état d’entretien afin d’éviter l’accumulation de débris alimentaires et d’empêcher un quelconque accès ou même la possibilité qu’ils deviennent un abri.

  • Pour réduire le risque d’infestation, il faut retirer les déchets des zones de production alimentaire, concevoir des contenants à déchets ne permettant pas l’accès aux nuisibles de toutes sortes, placer les contenants à déchets loin des zones de stockage et de transformation d’aliments, les vider et les nettoyer régulièrement.

  • Une bonne conception des bâtiments permet de réduire les risques d'accès, par exemple par les espaces autour des canalisations et des câbles, les fentes, les moustiquaires, les fenêtres, les portes ou les égouts ainsi que de refuge dans les boîtiers de raccordement, par exemple.

  • Pour détecter des traces d’infestation et identifier les risques rapidement, il faut appliquer un protocole strict d’inspection de l’équipement, des locaux et des transports de livraison.

Lutte contre les cafards

Il existe un grand nombre de traitements contre les cafards, dont des sprays, des aérosols, des poudres et des pièges. Dans le cas d’une usine de transformation alimentaire, les pesticides utilisés doivent être autorisés par l’autorité compétente et appliqués par une personne formée et compétente.

Rentokil emploie des méthodes de lutte sans produits chimiques pour les environnements professionnels sensibles et fait appel à des unités de surveillance des insectes pour détecter tout signe d’activité suspecte.

Mouches

L’impact d’une infestation de mouches sur une entreprise ne se traduit pas que par une perte de revenus.

De nombreuses espèces de mouches sont attirées par les odeurs qui entourent les usines de transformation alimentaire, dont les mouches du vinaigre, les mouches à drain ou encore les mouches domestiques.

  • Dans le cadre de la lutte contre les nuisibles, il est important d’identifier les espèces présentes, puisque chacune est attirée par quelque chose de différent et possèdes des habitudes de reproduction différentes.

Les différentes espèces de mouches sont attirées par différents produits comme les sucres en fermentation, les huiles et graisses, les glucides et les protéines et matières végétales en décomposition.

Mouches à drain

Les mouches à drain sont attirées par les aliments en décomposition, les égouts et les autres déchets organiques. Elles pondent leurs œufs dans les déchets organiques qui peuvent s'accumuler dans les systèmes de drainage et les eaux peu profondes.

Elles peuvent se reproduire dans les amas de bactéries gélatineux (aussi appelées biofilms) qui se forment sur la surface des systèmes de drainage, les fosses septiques, le compost, etc., et elles résistent au nettoyage et aux produits de lutte contre les nuisibles.

Toutes les conditions pour un environnement idéal sont réunies dans les usines de transformation alimentaire, où les particules alimentaires sont souvent évacuées par les systèmes de drainages lors des nettoyages réguliers.

Mouches du vinaigre

Les mouches du vinaigre sont attirées par les liquides sucrés en fermentation, dont elles peuvent se nourrir et dans lesquels elles peuvent se reproduire en petite quantité. Ces liquides peuvent s'accumuler dans :

  • les contenants à déchets ;
  • les fruits trop mûrs et certains légumes ;
  • les bouteilles qui contenaient des boissons ;
  • les systèmes de drainage ;
  • les déversements accidentels ;
  • les fissures dans les sols mouillés.

Risques liés aux mouches

Dans les bonnes conditions de chaleur et avec le substrat adapté à la reproduction, les mouches possèdent un cycle de vie court et se multiplient rapidement.

Les usines de transformation alimentaire peuvent offrir de nombreux substrats parfaits pour les mouches si les pratiques d’hygiène ne sont pas adaptées.

Porteuses de plus de 100 agents pathogènes

Les mouches domestiques, les mouches à drain et les Sacrophagidae sont connues pour pouvoir porter jusqu’à 100 agents pathogènes qui peuvent provoquer des maladies chez les humains, y compris les salmonelles, les bactéries responsables du choléra, les shigelles, les Campylobacter, les colibacilles, les Cryptosporidium, des vers parasites et des champignons.

  • Elles se nourrissent de matières fécales, de déchets, d’aliments pourris ainsi que des aliments stockés et en cours de transformation dans les usines alimentaires.

  • Elles voyagent entre les sources d’aliments contaminés et les zones propres, transportant sur elles la saleté contaminée ainsi que des microorganismes dans leur corps.

  • De nombreuses espèces de mouches possèdent des genres de poils sur le corps et des surfaces collantes sur leurs pattes et une bouche en forme de longue trompe qui leur permet de manger des éléments contaminés.

  • Certaines mouches, comme les mouches domestiques, régurgitent un genre de jus digestif et défèquent pendant qu’elles mangent ou se reposent, ce qui a pour effet de contaminer les aliments et les surfaces avec des microorganismes qui peuvent provoquer des maladies ou la décomposition.

  • Les mouches du vinaigre ne sont généralement pas considérées comme un aussi grand risque pour la santé que les autres mouches car on a tendance à penser qu’elles ne se nourrissent pas d’éléments sales. Cependant, elles ont aussi besoin d’un apport en protéines pour pondre leurs œufs, et cet apport peut provenir des excréments d'animaux.

Plusieurs études ont montré que les mouches du vinaigre peuvent transporter les matières fécales sur les fruits, où elles pondent ensuite leurs œufs en leur perçant la peau. Elles peuvent ainsi transmettre des colibacilles (Sela, S et al. Mediterranean Fruit Fly as a Potential Vector of Bacterial Pathogens. Appl Environ Microbiol. 2005 Jul; 71(7): 4052–4056. doi: 10.1128/AEM.71.7.4052-4056.2005).

C’est pourquoi il faut bien considérer les mouches du vinaigre comme des vecteurs potentiels à la fois de microorganismes responsables de la décomposition des aliments et de maladies.

Lutte contre les mouches

L'application des pratiques d’hygiène standard est particulièrement importante dans la lutte contre les mouches, car elle permet de réduire les odeurs attirantes, les sources de nourriture et les lieux de reproduction.

Ces pratiques incluent notamment que :

  • l'approvisionnement ne doive pas être livré ou stocké s’il est pourri ;
  • les zones et l'équipement de production doivent être nettoyés et inspectés régulièrement, y compris dans les fissures, les crevasses et les lieux difficiles d’accès où des traces d’aliments et de liquide peuvent s’accumuler ;
  • les déchets doivent être traités régulièrement (au moins deux fois par semaine en cas de températures élevées) ;
  • les contenants à déchets doivent être nettoyés, et qu’aucun déchet ne doit dépasser, de manière à pouvoir fermer le contenant ;
  • l'équipement utilisé pour manipuler les déchets doit être nettoyé régulièrement ;
  • le volume des contenants doive être suffisant pour le stockage des déchets ;
  • les zones de stockage des déchets doivent être maintenues propres et dans un bon état d’entretien
  • les zones et véhicules d’approvisionnement dans lesquels les déversements peuvent s'accumuler et se décomposer doivent être maintenus propres ;
  • les mêmes pratiques d’hygiène doivent être appliquées dans le réfectoire et dans les cuisines ;
  • les systèmes de drainage doivent être propres de l’accumulation de matières organiques et nettoyés avec des nettoyants pour biofilms. Des nettoyants pour système de drainage microbiens sont également disponibles pour digérer la matière organique afin de la laver plus facilement.

Garder les mouches à l’extérieur du bâtiment dépend de sa conception et de son entretien, et notamment de :

  • l’installation de moustiquaires sur les fenêtres et les fentes et de leur bon entretien ;
  • la conception adéquate des portes pour empêcher les mouches d’entrer (portes automatiques, rideaux d’air, portes roulantes, portes à lanières plastiques, etc.) ;
  • la fermeture des portes lorsqu’elles ne sont pas utilisées ;
  • l’entretien du bâtiment de manière à ne pas laisser apparaître de trous qui pourraient permettre aux insectes d’entrer ;
  • l’installation de pièges à lampe UV ou à phéromones pour attraper les mouches et les empêcher de se reproduire.

Elimination

Les pesticides sont utilisés en dernier recours s’ils sont composés de produits autorisés et appliqués par du personnel formé en suivants les pratiques acceptées.

Oiseaux

Les oiseaux nuisibles les plus courants sont les pigeons, les moineaux domestiques, les mouettes et les étourneaux.

Les oiseaux peuvent provoquer des dommages physiques en délogeant des tuiles par exemple (en particulier les gros oiseaux) et boucher les gouttières avec leurs nids et leurs plumes.

Ils produisent de grandes quantités d’excréments qui salissent les bâtiments, les véhicules, les zones pavées et les entrées des bâtiments.

À l’intérieur, les excréments, les éléments composant les nids et les plumes peuvent contaminer les surfaces, les machines et les aliments.

En plus de ne pas être très esthétiques, les oiseaux peuvent être porteurs d’agents pathogènes pour les humains comme des virus, des bactéries, des champignons et des protozoaires. Ils peuvent également transporter des microorganismes plus communs comme les salmonelles, les colibacilles et les Campylobacter.

Les endroits où les oiseaux peuvent fabriquer leurs nids et se percher peuvent également être facteurs d’infestations et de prolifération d’arthropodes tels que les acariens d’oiseaux , les puces et quelques espèces de scarabées.

La lutte contre les oiseaux consiste en leur empêcher l’accès à la nourriture, à l’eau et à un abri. Pour cela, il faut :

  • garder les portes et les fenêtres closes lorsqu’elles ne sont pas utilisées ;
  • nettoyer les accidents rapidement ;
  • maintenir les zones de stockage des déchets propres et les contenants fermés ;
  • blinder les contenants à déchets contre les oiseaux ;
  • retirer toute l’eau stagnante là où c’est possible ;
  • vérifier régulièrement qu’il n’y a aucun point d’accès pour les oiseaux dans les zones de stockage d’aliments.

Pour empêcher les oiseaux de s'abriter, il faut aussi éliminer les endroits qui pourraient servir de nid ou de réserve de nourriture sur les bâtiments et dans les alentours de l’usine. Pour commencer, le bâtiment doit être conçu de manière à empêcher l’accès aux toits plats, aux balcons, aux corniches, aux cheminées, aux gouttières et aux caniveaux pour les oiseaux, car ce sont des endroits parfaits pour construire un nid.

Pour repousser les oiseaux, les entreprises peuvent installer :

  • des filets ;
  • des pics anti pigeons ;
  • des systèmes de dissuasion électriques ;
  • des dispositifs répulsifs ;
  • des pièges ;
  • des barrières aux entrées (par exemple des lanières en plastique verticales, des portes automatiques) ;
  • des pâtes collantes.

Bibliographie

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Keener, K. Safe food guidelines for small meat and poultry processors. A Pest Control Program. Purdue Expension, Purdue University

Sela, S et al. Mediterranean Fruit Fly as a Potential Vector of Bacterial Pathogens. Appl Environ Microbiol. 2005 Jul; 71(7): 4052–4056. doi: 10.1128/AEM.71.7.4052-4056.2005

Lupo L. Control of small flies. Quality Assurance Magazine. 31 Mars 2015

Lupo L. Controlling Flies: Large and Small. Quality Assurance Magazine. 13 Août 2013

Lupo L. Cockroach FAQs. Quality Assurance Magazine. 3 Juin 2014

UNIDO. Good Manufacturing Practices: Pest Control. Paper 9


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